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BLOCUS AMÉRICAIN À CUBA
#CUBA 🇨🇺 : UN PÉTROLIER RUSSE BRISE LE BLOCUS AMÉRICAIN POUR SAUVER CUBA
BLOCUS AMÉRICAIN À CUBA
#CUBA 🇨🇺 : UN PÉTROLIER RUSSE BRISE LE BLOCUS AMÉRICAIN POUR SAUVER CUBA
Source : -- () Date : 30-03-2026 -- N°: 49 -- Envoyer à un ai
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Un pétrolier russe est arrivé à Cuba avec 100 000 tonnes de pétrole, offrant un répit temporaire à une île plongée dans une grave crise énergétique, sur fond de tensions géopolitiques avec les États-Unis.
Le 30 mars 2026, un bateau russe, l’Anatoli Kolodkine, est arrivé à Cuba avec 100 000 tonnes de pétrole à bord, soit environ 730 000 barils. C’est la première fois depuis le 9 janvier qu’un navire livre du carburant à l’île. Cuba traverse une crise énergétique très grave : 60 % du pays subit des coupures d’électricité, parfois plus de vingt heures par jour. Les gens manquent de tout, les hôpitaux ont du mal à fonctionner, et même l’aide humanitaire reste bloquée dans les entrepôts faute de diesel pour les camions.
Cette crise vient de loin. Pendant vingt-cinq ans, Cuba dépendait du pétrole du Venezuela. Mais le 3 janvier, les forces américaines ont capturé le président vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas. Du jour au lendemain, le pétrole vénézuélien a cessé d’arriver. L’administration Trump a aussitôt durci le blocus contre Cuba. Elle a menacé de taxes tout pays qui vendrait du pétrole à l’île, elle a officiellement interdit à Cuba de recevoir du pétrole russe, et ses garde-côtes ont déjà escorté un navire pour l’empêcher d’atteindre Cuba. Le Mexique, qui avait fait une dernière livraison le 9 janvier, a arrêté ses envois sous la pression américaine.
Pourtant, ce pétrolier russe a été autorisé à passer. Le New York Times a révélé que les garde-côtes américains, qui avaient deux bateaux dans le coin, n’ont pas reçu l’ordre d’intercepter le navire. Pourtant, il s’agit d’un bateau sous sanctions américaines depuis 2024. Il était parti le 8 mars du port de Primorsk, sur la mer Baltique. Il avait même indiqué comme destination “Atlantis, USA”, ce que certains ont pris pour une provocation ironique. Il a traversé la Manche escorté par un navire de la marine russe, puis a poursuivi seul vers l’Atlantique avant d’entrer dans les eaux cubaines le 29 mars. Le lendemain, il arrivait à Matanzas, le principal port pétrolier de Cuba.
Du côté des dirigeants, les positions sont claires. Le président américain Donald Trump a déclaré que cela ne lui posait aucun problème, que Cuba était de toute façon “finie”. Mais quelques jours plus tôt, il avait dit que Cuba serait “la prochaine” et avait parlé d’utiliser l’armée. Le secrétaire d’État Marco Rubio affirme que l’économie cubaine doit changer, et avec elle le système de gouvernement. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, se réjouit de cette livraison et dit que la Russie se doit d’aider ses amis cubains. Le ministre russe de l’Énergie parle de fournitures humanitaires. Le président cubain Miguel Díaz-Canel a traité les mesures américaines de “fascistes, criminelles et génocidaires”. Son vice-ministre des Affaires étrangères a dit que l’armée cubaine se prépare à une possible agression militaire, même s’ils espèrent que cela n’arrivera pas.
Pourquoi les Américains ont-ils laissé passer ce bateau ? D’abord, ils ont voulu éviter une confrontation directe avec la Russie à quelques kilomètres de leurs côtes. Ensuite, parce qu’en ce moment, les États-Unis sont pris dans une guerre contre l’Iran et ont besoin de stabiliser le marché du pétrole, ce qui les a conduits à assouplir un peu leurs sanctions contre le pétrole russe. Enfin, Trump semble penser que Cuba s’effondrera de toute façon, avec ou sans cette livraison. Et puis, en laissant passer ce navire, les États-Unis évitent aussi des critiques internationales : l’ONU les accusait déjà de provoquer une crise humanitaire.
Cette cargaison donne un peu d’air à Cuba, mais pas pour longtemps. Un expert de l’énergie cubaine, Jorge Piñón de l’Université du Texas, explique qu’il faudra entre quinze et vingt jours pour raffiner ce pétrole brut, puis cinq à dix jours pour le distribuer. Le gazole produit permettra de couvrir les besoins du pays pendant à peine douze jours et demi. Au total, l’économie cubaine pourra à peu près tourner normalement pendant deux à trois semaines. Mais ce carburant servira d’abord à la police, à l’armée et à l’appareil d’État. Et surtout, une fois consommé, le problème restera le même : Cuba n’a pas d’argent pour acheter du pétrole, et ses deux alliés traditionnels, le Venezuela et la Russie, sont tous les deux sous sanctions américaines.
Dans les semaines qui viennent, plusieurs scénarios sont possibles. La Russie pourrait organiser des livraisons régulières, au risque d’une escalade avec les États-Unis. Cuba a aussi confirmé qu’elle discutait avec l’administration Trump. Une intervention militaire américaine semble peu probable, trop risquée. Quant à l’effondrement du régime, Cuba a montré depuis soixante ans qu’il sait résister. L’Église catholique a été sollicitée pour servir de médiateur avec Washington, et Cuba est devenu partenaire des BRICS en octobre 2024, ce qui pourrait lui ouvrir d’autres soutiens à long terme, notamment de la Chine et de l’Inde.
Au fond, l’arrivée de ce pétrolier raconte bien plus qu’une simple livraison de carburant. Elle montre la fin de vingt-cinq ans de dépendance cubaine au pétrole vénézuélien, elle rappelle que la Russie revient comme acteur important juste au large des côtes américaines, elle souligne les limites du blocus quand il s’agit de faire plier un pays aussi résilient que Cuba, et elle révèle aussi les calculs parfois contradictoires de la Maison-Blanche, tiraillée entre la volonté de montrer sa force et le souci d’éviter une confrontation directe.
Pour les Cubains, cette cargaison n’est qu’une bouffée d’oxygène. Dans trois semaines, le problème sera le même. Alors, une fois que ces 730 000 barils seront brûlés, que restera-t-il à Cuba ? Et que reste-t-il d’un blocus quand on choisit soi-même de laisser entrer le bateau qu’on disait vouloir arrêter ?
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